« C’EST LE SPORT QUI PERMET DE NE JAMAIS S’ARRETER »

« C’EST LE SPORT QUI PERMET DE NE JAMAIS S’ARRETER »

Après une première édition qui fut un succès, la Ligue Nouvelle-Aquitaine du Sport Universitaire (LNASU) de Bordeaux s’associe avec les sites de Poitiers et Limoges pour une deuxième édition d’un tournoi FIFA qui se jouera cette fois-ci à l’échelle régionale. Entretien avec Jean-Baptiste Pierron, service civique de la LNASU.

Ce deuxième tournoi s’apparente-t-il comme une suite logique au succès du précédent ?

C’est complètement une suite logique, on avait été agréablement surpris par le premier tournoi. Les bons retours, la participation nombreuse, ont aussi fait que l’on a voulu récidiver. On a joué la carte de la sécurité en repartant sur un jeu qui allait plaire, donc FIFA. On a quand même voulu ajouter une plus-value au tournoi, pour cela on s’est associé avec les sites de Poitiers et de Limoges, pour créer ce championnat de Nouvelle-Aquitaine et décerner le titre de champion de région. On n’a pas forcément eu beaucoup plus de participants, mais on a rassemblé beaucoup de participants d’autres sites. Poitiers avait notamment organisé précédemment son propre tournoi, et on est vraiment content de l’ampleur que ça a pu prendre.

Comment s’organise un tel tournoi en coulisse, et durant son déroulement ?

C’est un tournoi qui a été essentiellement géré par les différents services civiques. L’objectif était de proposer des choses, et de continuer à organiser des évènements pour les étudiants. On avait différents pôles, notamment le pôle communication dont je faisais partie, pour gérer tout ce qui est affiches, publications sur les différents réseaux avec Facebook, Instagram… Un pôle gestion sportive, avec les règles qu’on a transposé du dernier tournoi ce qui nous a facilité la tâche, mais il fallait quand même vérifier toutes les inscriptions, les bons numéros étudiants, que tout soit clean, pour ensuite créer les différentes poules par un système de tirage au sort assez simple. La gestion pendant le tournoi s’est faite avec des groupes whatsapp afin de créer les différentes poules, rappeler qu’il faut bien jouer les matchs, récupérer les scores avec preuve photo à l’appui, pour ensuite le transmettre au pôle communication et qu’il puisse travailler les visuels pour mettre à jour les classements. On a créé un pôle partenariat pour essayer de trouver des différents lots pour les gagnants, le premier gagnera un maillot de son choix et le second une manette personnalisée et bien d’autres lots.

Une finale qui aura lieu en physique le samedi 27 février, pourquoi cette volonté de réaliser cet évènement en présentiel, et quelles ont été vos démarches pour permettre cela ?

On a aussi voulu créer un évènement qui permette aux joueurs de se rencontrer en physique contrairement au premier tournoi. L’idée initiale était d’organiser un final four pour avoir la demi-finale et la finale, et comme on avait eu l’idée de faire continuer les joueurs perdant des poules sur une consolante, il y aura donc deux final four. L’évènement aura lieu le samedi 27 février dans des locaux de l’entreprise Apperture, qui nous prête gentiment et avec une entière gratuité une partie de ses bureaux. Une ancienne entreprise qui travaillait et collaborait avec eux est partie et laisse des bureaux vacants. Apperture nous laisse dont exploiter cette zone-là qui est très bien équipée en termes de prises et de connexion internet, ce qui nous permet de travailler dans de très bonnes conditions. C’est une entreprise qui crée des logiciels de réalité virtuelle. Elle est donc très penchée au niveau du médical mais a aussi été amenée à travailler avec des enseignes de jeux vidéo. On a également contacté l’association des Gamers et des Geeks de Bordeaux, une association qui propose des évènements de gaming et peut aider des structures quand elles souhaitent organiser ce type d’évènement. Ils vont nous aider au niveau du matériel, et surtout au niveau de la logistique car on souhaite faire un live pour retransmettre, au minimum, la finale avec des commentaires. On a également réfléchi pour savoir quelle plateforme nous permettrait de toucher le plus de monde, et on pense que Facebook nous offrira une meilleure audience que Twitch, mais cela reste encore à déterminer. Ces deux entreprises nous ont vraiment permis de pouvoir réaliser ce moment en direct et en physique et on les en remercie. Ce qui est également positif, c’est que 7 des 8 joueurs répondront présent à cet évènement sachant que 3 ne viennent pas de Bordeaux avec deux poitevins et un palois, et cela contribue vraiment à la réussite du tournoi.

Comment assurez-vous la sécurité sanitaire des joueurs en cette période de crise ?

Évidemment que les conditions sanitaires seront respectées, le masque sera porté par tous, les locaux sont assez grands et il y a également la possibilité d’aérer les lieux. On demande également aux joueurs d’apporter leur propre manette pour éviter toute transmission du virus. C’est évident que les conditions sanitaires sont prises en compte dans l’organisation de ce tournoi et c’est quelque chose que l’on s’efforce à respecter.

L’esport a connu une véritable explosion grâce au confinement, pensez-vous que l’esport peut intégrer la sphère universitaire à l’image des sports traditionnels aujourd’hui ?

Ça ne m’étonnerait absolument pas, pour moi ce serait une logique. On voit à quel point l’esport, même si ce n’est pas à un niveau professionnel, fait partie du quotidien d’énormément d’étudiants qui pratiquent les jeux vidéo pour le plaisir comme ils pourraient pratiquer un sport étudiant à côté de leurs études. On a vu que ces confinements étaient la possibilité de tester ces différents esports. Nous on a fait des tournois FIFA, mais par exemple la ligue Grand Est qui est implantée à Reims a organisé des tournois de League Of Legend (jeu le plus joué sur la scène professionnelle) depuis maintenant six semaines avec des moyens incroyables. Ils font des directs sur Twitch, c’est vraiment très qualitatif. Aujourd’hui l’esport prend une place vachement importante dans le suivi des matchs sur les plateformes, sur Twitch et même quand les évènements pouvaient accueillir du public, les salles étaient combles. Il y a un tel attrait envers ces disciplines qu’il n’y aurait pas de raison pour que ça n’intègre pas les sports étudiants. Et ça n’est pas très dur à mettre en place. Et c’est le sport qui ne permet de ne jamais s’arrêter, donc je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas un nouveau sport étudiant dans les années à venir.

BAPTISTE FAUTHOUX