La flambée de l’écologiquement sportif

La flambée de l’écologiquement sportif

En temps de confinement et de restrictions sanitaires, les étudiants français laissent place à de nouvelles passions. Le monde du sport se réinvente et la planète en profite. Retour sur le développement des sports écologiques au cours de ces dernières années.  

Un corps sain dans un environnement sain :

Ramasser les déchets et faire du sport : c’est le nouveau principe des sports écologiques qui prennent de l’ampleur depuis quelques années.  Les amateurs de ces derniers sont de plus en plus présents dans notre environnement : en effet, on peut les trouver dans nos rues, nos forêts ou encore nos océans. Les pratiquants sont de plus en plus nombreux et certains étudiants y trouvent leurs comptes. Cette nouvelle génération est fortement intéressée par les derniers phénomènes inquiétants qui touchent la planète. Plogging, strawkling, ces mots ne vous disent peut-être rien mais ils sont en train de devenir des sports qui envahissent notre quotidien. Définissons-les : pour commencer le plogging, tout droit venu de Suède, est arrivé en France fin 2016. Le principe est simple : ramasser les déchets que l’on trouve sur notre route au cours d’un jogging. Tenue de sport et sac plastique en main : le tour est joué. Cette nouvelle discipline a su séduire de nombreux publics et les chiffres en témoignent : 20 000, c’est le nombre d’adhérents à l’association « Run Éco Team » qui réunit tous les passionnés de plogging en France. Ce sport ne bénéficie pas qu’à la planète, en effet ramasser des déchets nous incite à nous baisser et à nous accroupir, cela permet de faire travailler d’autres muscles que ceux sollicités pendant un simple jogging. 
Passons au
strawkling qui a vu le jour en 2017 à l’initiative de l’australienne Hariette Spark. Cette passionnée de sport, amoureuse de la nature et des océans, a lancé en 2017 une opération de 3 jours, ayant pour objectif de ramasser les pailles polluant les océans. Là fut le début du strawkling. Pour faire simple, ce sport peut se caractériser par des sessions de plongée sous-marine où le but est de ramasser les pailles plastiques présentes dans l’océan. Actuellement peu présent en France, le strawkling se développe beaucoup en Australie, son pays natal. Séduisant beaucoup de personnes, la discipline a rapidement touché d’autres sports nautiques : surf ou encore natation se sont joints à la cause. Les pailles n’ont plus été le seul centre d’intérêts de ces écolos sportifs, le principe s’est développé et un nouvel objectif est parvenu : ne pas sortir de l’eau les mains vides. 
Le
plogging et le strawkling s’insèrent pas à pas dans le décor français, face à une réalité climatique toujours plus inquiétante. 

Déchets plastiques : un ennemi commun 

Ces sports n’existeraient pas sans la présence innombrable de ces déchets. Le plastique est partout, pollue, nous le savons, mais nous n’agissons que très peu. Les chiffres parlent d’eux même : 90% des déchets présents dans les océans sont en plastique. 
Ces chiffres inquiétants témoignent de l’urgence de la situation. Le mouvement précédemment évoqué par
Hariette Spark n’a décidé de se concentrer que sur les pailles en plastique. Ces petits objets du quotidien constituent 4% des déchets océaniques. « Nous jetons des objets plastiques sur le moment, qui restent sur la planète éternellement », derrière cette citation la jeune australienne veut nous faire prendre conscience de la situation mais surtout inciter les bars et restaurants australiens à limiter l’utilisation de ces pailles. Andréa Nicotta, étudiante et adhérente à l’association, témoigne : « Le mouvement d’Hariette se concentre uniquement sur les pailles en plastique car c’est un élément que l’on peut changer : on peut utiliser des pailles recyclables ». 
Cette pollution n’est pas présente que dans les fonds marins, elle l’est aussi sur notre sol : l’association
Run Eco Team a déjà récolté plus de 24 000 déchets depuis 2016.

Associations, gouvernements sont sur les startingblocks pour ne pas laisser la planète mourir. Le sport ne veut pas faire exception. Alors vous aussi, liez l’utile à l’agréable, pour un corps et un monde meilleur. 

LANNAUD Anthony