Occupation et manifestation, mais aucune reddition

Occupation et manifestation, mais aucune reddition

Depuis plusieurs mois maintenant, le monde du spectacle est à l’arrêt. La cause ? L’épidémie de Covid-19 qui ne cesse de tuer et de se diffuser. Pour limiter cette propagation, le gouvernement a décidé de fermer les salles de cinéma, de théâtre, les opéras ; tout l’univers de la culture est impacté. 

 

Mobilisation importante

 

C’est dans plusieurs théâtres, cinémas et opéras de France qu’ont eu lieu, récemment, des blocages et des manifestations, demandant la réouverture des salles. Depuis plusieurs mois, le monde du spectacle est à l’arrêt. Le gouvernement ne veut prendre aucun risque de créer un cluster dans les salles obscures, en autre.  Mais cette décision est très critiquée : pourquoi laisser les personnes s’agglutiner dans les supermarchés, mais pas dans les salles culturelles ? Autant de questions qui n’ont pas de réponse, en dehors de « soyez patient ». 

 

Opéra occupé 

 

Pour lutter contre les mesures du gouvernement, une centaine d’intermittents du spectacle et de futurs intermittents, ont pénétré dans l’Opéra national de Bordeaux. Demandant la réouverture des lieux culturels, les manifestants ont passé la nuit au sein de l’Opéra. 

Les revendications sont les mêmes à Bordeaux que dans les autres villes. Les principaux intéressés veulent des dates possibles de réouverture, mais également des aides financières ; la plupart étant encore en chômage partiel. 

 

Parole d’étudiant 

 

Jules Gommé est un étudiant en première année au Cours Florent. S’il suit encore ses cours en présentiel et avec des mesures sanitaires strictes, il n’en reste pas moins inquiet pour son avenir. « Je ne suis pas insensible, des fois le sujet me traverse l’esprit et je me mets à ressentir un peu de peur ».  

En cours, le sujet le plus abordé n’est pas la pandémie, mais une série de dénonciations d’abus de professeurs sur les élèves. Néanmoins, Jules Gommé nous confie qu’il trouve insuffisantes les mesures mise en place par le gouvernement, malgré le fait qu’il ne soit pas touché en premier, ayant la chance de suivre les cours directement en classe.  

S’il ne se sent pas encore complètement touché par la crise qui pèse sur les intermittents du spectacle, il n’en reste pas moins que la pandémie a changé certaines choses, en lien avec ses cours. « La Covid m’a réellement impacté dans tous les apports culturels que nous étions censés avoir. Dans le programme des Cours Florent, il est prévu d’assister à de nombreuses pièces de théâtre, des projections au cinéma etc. ». 

 

Le monde du spectacle est touché par une crise sans précédent. Impacté par la pandémie, les intermittents du spectacle se retrouvent, pour la plupart, sans emploi et au chômage partiel.

 

Crédits photo : Damien Renoulet

 

Léa Duclaud