Paris 2024 et Sport Universitaire : Destins croisés

Paris 2024 et Sport Universitaire : Destins croisés

Le 13 septembre 2017 à Lima, capitale du Pérou, les membres du Comité International Olympique (CIO) votaient l’attribution des Jeux Olympiques 2024 et 2028. Paris et Los Angeles, qui se disputaient pour l’édition de 2024 se virent récompenser par 2024 pour la capitale française, et 2028 pour la ville californienne. Une aubaine et une réelle opportunité pour le sport universitaire de poursuivre son développement sur le territoire et également la possibilité de continuer à s’ancrer plus profondément dans le paysage étudiant. La Fédération Française du sport universitaire s’est donc engagée en collaboration avec Paris 2024 autour du projet « Le Sport U en route pour 2024 ». 

Ce projet est plus concrètement un plan d’accompagnement et de mobilisation de la communauté étudiant ou « un plan héritage des Jeux olympiques et paralympiques en 2024 ». Il a vu naissance en septembre 2019 autour de nombreuses réflexions. Celles-ci ont pour principal intérêt deux enjeux majeurs : d’une part, la nécessité et la volonté d’une forte mobilisation de la jeunesse lors de l’évènement olympique, et d’autre part, de se servir des Jeux comme un véritable tremplin dans le développement du sport universitaire. Selon le site de la FFSU, « À l’issue d’une période de conceptualisation et de consultations résolument participatives au cours de laquelle tous les acteurs de la FF Sport U – étudiant.e.s, licencié.e.s, bénévoles, dirigeant.e.s, associations sportives, professeurs d’EPS, élu.e.s, ligues etc… – ont été associés, la FFSU a voté à l’unanimité un plan de 31 mesures réparties en 4 axes à caractère évolutif jusqu’aux JOP de Paris 2024. » L’idée de ce projet est d’également d’englober tous les acteurs du sport universitaire. Sportifs de haut niveau, enseignants, bénévoles, licenciés… tous sont conviés à apporter leur pierre à l’édifice. Pour cela la FFSU se dote de trois missions qui sont de mobiliser les étudiants, d’accompagner les différentes structures de l’enseignement supérieur, et enfin d’être capable d’informer de tout ce qui se passe autour du projet. La fédération souhaite donc développer une « dynamique olympique universitaire » avec pour principes : Engament, Célébration, Héritage. 

Perpétuer la croissance du sport universitaire 

Selon la FFSU « En 2020, la FFSU recense près de 121 000 licenciés, avec une belle progression de 16% depuis 2014 ». Les instances universitaires espèrent bien surfer sur cette vague et même accélérer ce phénomène grâce à l’engouement des JOP (Jeux Olympiques et Paralympiques). Des mesures répondant à ces attentes vont progressivement être mises en place dans le but de fédérer les étudiants aux pratiques sportives. Parmi ces mesures, on y remarque la volonté de libérer le jeudi après-midi aux étudiants afin de les inciter à s’engager dans la pratique sportive de leur choix. Ce choix tend justement à être élargi aux domaines des pratiques urbaines et artistiques. Ces dernières sont présentées comme des tendances modernes et émergentes qui, de plus, ont acquis une légitimité toujours plus importante depuis la récente nomination du Breakdance aux JO 2024. L’handisport n’est pas laissé de côté, grâce à la volonté de l’installer durablement et de manière conséquente dans le paysage universitaire, avec la mobilisation de l’ensemble des acteurs du mouvement parasportif. 

Permettre « d’officialiser » les compétences acquises.  

Le sport regorge de valeurs et de savoir-faire. Ces savoir-faire, la FFSU souhaite les faire valoriser en permettant qu’ils soient considérés comme de réelles compétences qui pourront servir à l’étudiant à l’avenir. Formations d’arbitrages, encadrement d’un groupe, tenir une table de marque… toutes ses expériences pourront être accumulés dans un carnet de compétences pouvant servir dans la vie active ou dans la recherche d’un emploi. En plus d’être un vecteur d’épanouissement personnel, la FFSU s’engage à être un véritable tremplin citoyen. 

Accompagner les sportifs de haut niveau. 

Le double projet « sport-études » d’un sportif de haut niveau révèle d’une tâche très ardue et d’une motivation sans faille. Ils sont un grand nombre à poursuivre leurs études à l’université, et parallèlement de rêver olympisme. Cet évènement se rapproche à son origine des valeurs prônées par le sport universitaire. L’idée ici est de créer une véritable communauté avec la proposition de réserver des logements spécialement pour ces sportifs de haut niveau. L’objectif est d’également de leur permettre d’avoir une visibilité grandissante, en mettant en valeur leurs performances. Ce qui pourrait amener une mise en lumière sur ces étudiants qui souvent participent à un important évènement planétaire pour les étudiants : Les Universiades. Les deux prochaines éditions se déroulent en 2021 et 2023. La FFSU compte bien, grâce aux mesures prises en faveurs des sportifs de hauts niveaux, impulser une dynamique qui fera des jeunes qui participeront à ces échéances, des potentiels candidats pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. 

Établir des connections entre l’enseignement supérieur et les acteurs olympiques  

La FFSU souhaite construire une culture olympique et paralympique chez les étudiants par l’intermédiaire de lien entre le monde universitaire et olympique. Cela pourrait se traduire au niveau de projet commun, d’une « démocratisation » de l’olympisme ainsi qu’à l’accès aux différentes célébrations de Paris 2024. Des actions de promotion, de diffusion de l’actualité de Paris 2024 seront mis en place à travers les structures de l’enseignement supérieur.  

Les Jeux Olympiques font rêver, ils apportent de la joie et l’envie de se dépasser. Des sensations contagieuses poussant une grande part de domaines à se surpasser, à innover, à se développer. C’est ce qu’a compris la FFSU. Elle veut permettre « Au travers de ce plan héritage, apporter sa contribution à̀ bâtir une société́ plus sportive, plus citoyenne et plus inclusive. »  

Baptiste Faut houx