Quelques orientations pour s’informer des solutions

Depuis   une   quinzaine   d’année   le   terme   de   «journalisme   de   solution»   a  émergé  pour «qualifier une nouvelle façon de concevoir l’information» définit Antoine Lannuzel, rédacteur en chef pour WE DEMAIN. Parmi les  rubriques et journaux adoptant cette approche, deux sont présentés ici. WE DEMAIN lancé en 2012 par François Siegle et ID­L’info durable dirigé par Valère Corréard et publié depuis novembre 2017.Avec des sujets comme «Face à Donald Trump,«la décarbonisation sera possible grâce aux efforts des citoyens»» ou  «Congo: des vêtements constitués de préservatifs pour lutter contre le Sida», ces journaux  traitent les problèmes et lessolutions sous un angle différent.

WE DEMAIN est d’abord imaginé en 2008. Le monde est alors plongé dans la crise, le contexte amène à s’interroger sur le monde de demain. Ce journal, optimiste comme le sous­entend son nom,évoque les problèmes de nos sociétés à travers les solutions envisagées et plus largement à travers les transformations.« C’est une revue qui raconte une transformation qui peut être positive ou négative»précise Antoine Lannuzel. 

Les rédacteurs ne se limitent pas à un périmètre précis. Ayant développé un réseau de correspondants dans le monde, la revue décrit les initiatives engagées dans différents pays. Leurs titres, «Burns and Smiles: le combat des brûlés» ou encore «Attentat de Charlottesville: comment Twitter est devenu un levier d’action politique», témoignent de la variété des thématiques étudiées. « Nous ne nous privons d’aucune thématique, aucun sujet. C’est une revue pour changer d’époque. C’est une vision large, pas seulement liée à l’écologie. Les articles peuvent aussi aborder la façon avec laquelle concevoir la famille ou des sujets de médecine. Toutes les thématiques sont abordées» souligne le rédacteur. 

Quelques années plus tard, en 2017, le journal ID­L’info durable est publié pour la première fois en ligne.Ce journal aborde les solutions sous un angle encore différent. Sous le sigle «#Tous Acteurs», la revue incite les acteurs à s’informer et fournit des «clefs pour agir ici et maintenant» indique son directeur, Valère Corréard. Il ajoute «L’idée est de permettre aux gens à travers le financement participatif, mais pas que, d’agir dans la continuité du contenu. On a la conviction qu’on peut tous être acteur autour de ce monde des solutions». Les rédacteurs d’ID­L’info durable écrivent sur des sujets variés «Magasins de vente en vrac: Paris lance un appel à projets», «Tendances culinaires 2018, version éthiques, saines et bio» ou encore «Congo: des vêtements constitués de préservatifs pour lutter contre le Sida». 

Ce journalisme a émergé partout dans le monde. Le Guardian, CBS ou encore Spark News adoptent cette position. Néanmoins, les solutions sont analysées et reportées différemment selon les rédactions.